Daouda Diabaté

 Musicien,chanteur,poète et plasticien

Daouda Diabaté a trouvé refuge sur l'île de Gorée, il y connaît tout le monde et est apprécié de chacun. Sur Gorée, pas de voiture, et le soir, après le départ de la dernière navette de touristes, le calme règne sur l'île ; rien à voir avec Dakar juste en face, ville animée et bruyante. C'est le lieu idéal pour regarder ce qui se passe sur notre Terre. Gorée, c'est un peu un symbole de l'Afrique qui n'oublie pas mais qui vit avec son histoire, sa terrible histoire qui se perpétue sans que les pays qui l'ont pillés ne fassent le nécessaire pour réparer.
Daouda vit en homme libre, conscient et responsable. Il raconte avec ses mots, ses chansons, ses images, ses figures… Qui se penche un peu sur son travail et entre dans ce monde poétique est capable de découvrir un peu du mystère qui l'anime et lui donne cette énergie créatrice.
Daouda a compris qu'il fallait bouger, qu'il fallait chanter et ses origines de griot l'ont conduit naturellement à raconter des histoires, à inventer des personnages, des formes poétiques... Que ce soit avec des chansons en français, en mandingue, en wolof…que ce soit dans des tableaux ou des sculptures, Daouda nous parle de choses graves et il est urgent de l'écouter !


Denis Mercier, Paris le 22/02/2007

presse                                                                                                                                                   


Toubamba....sur orbite.......

De jeunes Sénégalais osent choisir les chemins difficiles de l'originalité.Toubamba, puisqu'il s'agit d'eux, nous comble de cette démarche fort périlleuse.Leur style est, en «mandingue», bâptisé «Abbhedical music». Du point de vue philologique, cela donne «Abbhé» (tout), «di» (donner), «cal» (jurer). Dès lors le groupe «Toubamba» s'est choisi de tout donner pour l'élaboration d'une texture musicale nouvelle. Basés sur l'île de Gorée, lieu de rencontre pluriculturelle au quotidien, Daouda et son groupe y déploient toute la perspicacité d'une recherche musicale dont le fondement est le «bambayisme»

Sambou Cisse ,Magazine Scoop septembre 2002

 

 

Daouda Diabaté lance l'Abbhedical music .

La chanteuse malienne Adja Soumano soulignait, il y a peu, dans un entretien que nous avons eu avec elle, que tout le monde pouvait être griot. Il suffit d'apprendre à l'être, mais il n'est pas donné à tout le monde d'être un dialy, ceux-là qui ont reçu l'art et le devoir de mémoire en partage. On est donc dialy de naissance. Et, de ce fait, pareil au destin qui arrive à son destinataire sans que celui-ci ne puisse plus revenir sur le partage qu'il lui est assigné ; il y a des noms qui vous nomment artiste. Il en est ainsi des Diabaté.Ce ne sera pas un Sékou Diabaté Bembeya, virtuose de la guitare et que la radio BBC a surnommé l'homme au doigt de diamant -diamond finger- qui nous démentira, autant donc que pour notre ami Madou Diabaté et tous les autres Diabaté. Pour dire que le jeune Daouda Diabaté vient en rajouter, confirmant l'adage que «bon sang ne saurait mentir.» Il y a d'ailleurs un vieux dicton qui nous rassure qu'il faut souhaiter autre chose à un fils d'éléphant que de peser lourd.Né donc dans la grande tradition griotte mandingue, Daouda Diabaté se savait investi, dès l'âge de 14 ans, d'une mission : apporter sa touche personnelle au patrimoine musical d'Afrique que depuis des lustres, son nom de famille perpétue. «J'ai été bercé par les sons et le concept «Abédical music», traduit la philosophie de ma démarche artistique. Abédical veut, littéralement, dire en mandingue : «Jurer de donner le meilleur de soi-même.» Ma musique est une musique ouverte, de sensibilité universelle. Mon ambition n'est pas de démontrer que la musique n'a pas de frontière. Elle est d'oser franchire les frontières.»Pour sa toute nouvelle production, Daouda Diabaté nous propose 10 titres : La vie, les titans, la déroute, la négation, un jour nouveau, Bamba, elle, la perte, la faim, ses yeux. «Je chante en français, mandingue, ouoloff, anglais. J'utilise la langue la plus appropriée pour traduire un moment d'émotion. J'ai mis 10 ans à réaliser la maquette. J'ai fait tout seul mes recherches pour aboutir à une forme musicale assez particulière que j'ai finalement baptisée du nom «Abédical music». J'ai ensuite pu rencontrer des musiciens qui ont partagé ma sensibilité, la sensibilité musicale que je voulais promouvoir. La balle est aujourd'hui dans le camp des producteurs, car j'ai des contacts avec des structures de productions et de promotions basées en Europe qui s'intéressent à mon travail. Seulement je ne rêve pas. Je ne me le permets même pas pour ce qui est de l'intérêt que les distributeurs portent à ce genre musical à coloration folk.» Enregistré au studio Mobil au Nord Foire, ce produit musical a pu bénéficier des appréciations positives de Michael Soumah de la Sono Mondial. Ce qui augure d'un bel avenir pour l'abédical music.

Sambou Cissé  , Article paru dans TAM TAM

 

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